Alors on avait déjà les soldes Steam, pour dépenser de l’argent qu’on n’a pas dans des jeux auxquels on ne joue pas. Et maintenant on a en plus le système de recommandation personnalisée pour fouiller encore plus loin dans le catalogue. Si cette nouvelle interface est une hécatombe pour le portefeuille des personnes les plus faibles (moi ! moi ! moi !), il permet au moins de remettre sur le haut de la pile quelques perles oubliées et/ou noyées sous le flot quotidien des sorties.

Tout ça pour introduire ce jeu, sur lequel je suis tombé par hasard en parcourant mes suggestions. Son nom : The Last Door, un point & click à épisodes (4 pour l’instant), à l’ambiance victorienne prononcée et… en pixels.

Et quels pixels ! Je me suis amusé un peu. L’écran fait à la base 1024×768 pixels. C’est déjà petit, mais chaque pixel qui compose le décor fait quant à lui 10×10 pixels réels. Au final, on a donc l’équivalent d’une boîte de 102×76 pixels (et des brouettes) pour dessiner une scène entière. Je sais bien qu’on l’a fait pendant des années, il y a longtemps (tu n’étais peut-être même pas né, et moi je me sens vieux), mais tout de même, moi qui ai l’habitude de travailler sur des scènes en très grand format, en passant beaucoup trop de temps sur les détails, je sais reconnaître un tour de force quand j’en vois un.

Parce que ça fonctionne à bloc. Alors oui, la musique, les sons et la narration n’y sont pas pour rien. Une ambiance comme je les aime (rien d’étonnant, l’intrigue se déroule en Angleterre, et le tout est inspiré par Poe et Lovecraft, on fait pire comme références), des petits sursauts et des cris suivi d’un “Oh les cons !” sont à prévoir. Le tout dans un format que j’aime particulièrement (j’ai choisi de jouer en fenêtré, j’ai l’impression d’ouvrir une petite boîte avec plein de jolies choses dedans à chaque fois), et vous avez mon gros coup de cœur vidéoludique de cette fin d’année.

J’ai pu lire sur une autre review (je paraphrase) : “on peut être rebuté par les graphismes, mais l’experience vaut le détour”. C’est exactement ça.

Alors oui, le jeu est assez facile, et les épisodes assez courts. Les combinaisons d’objets sont logiques, ça change des productions des années 90 où ramasser un mollard sur un mur semblait parfaitement normal (ceux qui auront trouvé la référence gagneront toute ma sympathie). J’ai compté moins d’une heure pour terminer le premier épisode. Mais si les autres sont de la même trempe, et les décors aussi réussis (encore une fois, question de goût, mais je pense qu’on peut se laisser prendre et finir par les apprécier en très peu de temps) et aussi variés que les screenshots le laissent entendre, j’aimerais que The Last Door sorte un peu de l’ombre et récolte tout le succès qu’il mérite.

» Le site officiel (sur lequel vous pouvez les soutenir directement sans passer par la case Steam)

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